Publié le 13 Octobre 2026

Roman - Editions du Seuil - 336 pages - 22 €

Parution le 21 août 2026, Rentrée littéraire

Mon pitch : Dans les Highlands écossaise, c'est un couple d'agriculteurs en difficulté qui élève un ado qui, sous peu deviendra aveugle. 

En Baie de Somme, c'est un chasseur qui ne vit que pour la hutte, qui tout l'été attend la date d'ouverture de la chasse, mais que son fils de 8 ans traite de barbare.

Au Maroc, près d'une lagune où se regroupent chaque année des centaines de milliers d'oiseaux migrateurs, c'est un jeune homme qui fait visiter la lagune en barque, à des touristes venus pour les oiseaux. Il le fait pour son père qui le pense bon à rien... Et pendant tout ce temps, il ne rêve que de migrer vers le Nord, vers l'Espagne.

Le point commun de ses personnages... Ils verront l'oiseau... Celui différent, si beau, si majestueux, avec son bec un peu plus court que celui de ses congénères. Un Courlis qui va bouleverser leur vie d'une façon ou d'une autre. Et si ce spécimen remarquable était un Courlis à bec grêle, que personne au monde n'a observé depuis 1995. S'il restait un survivant de cette espèce aviaire aujourd'hui éteinte ?

Tentation : Le sujet + Colin Niel valeur sûre

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis : Pour tout ornithophile (que je suis) ou ornithologue qui se respecte, pas besoin de chercher loin ce qui a pu sûrement être l'élément déclencheur de l'écriture de ce roman. Il y a un an, en octobre 2025, le Courlis à bec grêle a été officiellement espèce déclarée éteinte dans le monde entier, 30 ans après qu'il ait été observé une dernière fois au Maroc. C'est la première espèce aviaire (parmi les nombreuses, voire toutes en déclin) à disparaître complètement de la surface du globe...

Ce Courlis qui peut-être pourrait être un survivant Courlis à bec grêle est donc le fil rouge, et le personnage principal de ce roman qui se déroule sur trois points de la planète : Le lieu de reproduction (L'Ecosse), le lieu de pause migratoire (la Baie de Somme) et le lieu d'hivernage de l'oiseau : la côte marocaine.

Certes, il est beaucoup questions d'oiseaux, de multiples espèces dans ces pages, ce qui pourrait rebuter les non-initiés. De mon côté, je les connais toutes ses espèces, donc je n'ai pas eu besoin d'ouvrir un guide ornitho ou d'aller sur Google pour voir toutes ses frimousses à plumes. Si vous n'y connaissez rien en piaf, allez justement vers ce livre et prenez le temps d'aller voir à quoi ressemblent les espèces citées, toutes ces merveilles que vous ne connaissez pas mais qui ne vivent pas si loin de vous, et donc l'avenir dépend de chacun de nous.

Avec justesse, délicatesse, documentation et sans jugement, Colin Niel évoque les raisons du déclin, voire de la disparition de certaines espèces de notre biodiversité. Sans jugement car dans bien des coins, des gens font ce qu'ils peuvent déjà pour eux même survivre. Et d'autres, ne sont que la somme de ce qu'on leur a appris et de ce que l'on attend d'eux, tout en restant perclus dans leur aveuglement et la certitude de leur légitimité...

Alors, parmi les sources de déclin aviaire, il y a la disparition de zones de nidification à cause de l'agriculture intensive, d'assèchement de zone humide, de pesticide etc... Cet aspect-là est traité en Ecosse, à travers les personnages de Fiona, et de son époux. Il y a la chasse, située ici en Baie de Somme, sur le trajet migratoire, avec Willy et sa bande... En France, nombre d'oiseaux en voie de disparition sont chassables, et là il n'est absolument pas question de régulation, mais juste de plaisir de tuer une proie qui n'a pas grande chance du bout de son fusil. Enfin, il y a les pollutions soudaines d'une lagune par exemple, quand une usine chimique a proximité connait des problèmes de fuites... Nous voilà au Maroc avec Hamza... Enfin, même si c'est moins significatif, il pourrait y avoir le risque de " dérangement animal" commis par certains photo ornitho-cocheurs prêts à tout pour LA PHOTO !!! C'est illustré ici par la prudence qu'à Hamza de ne montrer ce magnifique Courlis peut-être à bec grêle qu'à quelque happy few... Une telle nouvelle dévoilée, et ce serait des centaines de photographes qui débarqueraient en pleine nature pour "cocher" la merveille.

Mais dans ce roman Colin Niel dit aussi et surtout que si tout le monde fait un petit effort, peut-être que la tendance pourrait s'inverser... Par exemple, sur une exploitation agricole en Ecosse, aménager une parcelle idéale à la reproduction aviaire plutôt que de la faucher dès que possible... En Baie de Somme, chasser un peu plus tard, un peu moins, et respecter les moratoires qui interdisent la chasse de certaines espèces.... Et comprendre que c'est épuiser l'activité à sa source. Enfin, éviter la pollution par déversement dans des zones naturelles etc...

Si vous n'êtes pas ornithophile mais tout de même concerné par l'avenir de notre écosystème, ce livre à d'autres arguments pour vous plaire... Car il y a l'évolution des personnages dans leur façon de penser, qui vont accepter de voir différemment leurs habitudes et leur environnement. Il y a aussi, sur les trois lieux où Colin Niel nous emmène, les relations parentales plus ou moins conflictuelles avec l'enfant, quel que soit son âge, qui ne devient pas, ou ne deviendra pas, ce que les parents avaient espéré pour eux à travers lui.

Même si ce roman est un peu moins percutant ou prenant à lire que les précédents ouvrages de Colin Niel (ce n'est pas un roman à suspense), il est tout aussi nécessaire, puisqu'il invite à l'observation, à la réflexion, aux quelques concessions que chacun peut faire pour que survivent les espèces qui nous entourent et qui font de la nature une source d'émerveillement intarissable. A condition que l'Homme apprenne à vivre en bonne intelligence en mêlant ses propres besoins avec ceux de la nature, et qu'il réapprenne à l'observer juste pour le plaisir, sans chercher à l'exploiter à tout prix. Ce septième siffleur est une incitation à (re)découvrir se qui ce passe discrètement près de chez soi... Car les espèces qui partagent notre planète sont bien plus discrète que nous autres hommes bruyants et toujours pressés.

Pourquoi ce titre ?

"- Tu connais la légende des sept siffleurs ? demanda- t-elle alors.
Fiona secoua la tête.
- C'est plus une légende irlandaise, je crois. On dit que c'est un groupe de sept oiseaux mystérieux, qui volerajent ensemble, surtout la nuit, et dont les cris annonceraient un désastre imminent. Au XIXème, il ya eu une catastrophe dans une mine de charbon qui a fait plus de deux cents morts : on raconte que la veille les Sept siffleurs avaient crié au-dessus du village et qu'après ce drame les mineurs refusaient d d'aller travailler les fois où ils les entendaient. II y une autre version, qui parle de six oiseaux volant sans cesse à la poursuite du septième. Qui dit que lorsqu'ils I'auront rejoint, lorsque les sept siffleurs seront réunis, ce sera la fin du monde. On ne sait pas exactement de quels oiseaux il s'agit, pour certains ce sont des pluviers dorés, pour d'autres des corlieux, mais moi je suis persuadée que ces siffleurs, ce sont des whaups Des courlis cendrés"

Courlis à bec grêle

Photo d'un Courlis à bec grêle prise sur le site "Rustica"

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 11 Octobre 2026

Bonjour et bon dimanche !

Au printemps dernier, mes vacances m'ont menée plus de 2 semaines dans la région de mes racines : Le Nord-Pas-de-Calais. Histoire de voir différemment les lieux de ma jeunesse à travers mon appareil photo, et de rendre aussi quelques visites... Wissant, Malo-les-Bains, Dunkerque, les Flandres françaises, Lille.

J'ai aussi dépassé les frontières, puisque je me suis pris une nuit d'hôtel à Bruges en Belgique, puis une autre à Middelbourg aux Pays-Bas.

De ce périple que j'ai adoré, j'ai ramené plus de 6000 photos (avec pas mal de Piafs dans ces 6000 photos).

Aussi, aujourd'hui, je vous invite à un tour photographique dans Bruges, où j'ai fait des kms à pied sous une chaleur caniculaire (fin mai)... Les rues, les gens, les monuments, l'atmosphère.

Bruges... 120 500 habitants... J'ai lu quelque part qu'il y avait un ratio de 1 habitant pour 21 touristes. Lors de mon séjour, la ville était animée, mais sans excès désagréable.

Auparavant, la mer atteignait le nord de Bruges. La ville était alors reliée à la côte par un chenal naturel, le getijdengeul qui était soumis à l'action des marées. La poldérisation progressive à partir du XIe siècle a fait disparaître ces chenaux[]. Aujourd'hui, le cœur historique de Bruges se situe à une quinzaine de kilomètres de la mer du Nord. Le rattachement progressif des villes alentour a permis de faire de Bruges une ville côtière dont le port est Zeebruges. Les deux ensembles sont reliés depuis 1907 par le canal Baudouin, d'une longueur de 12 kilomètres.

La ville est toujours traversée par une rivière, la Reie, qui est aujourd'hui canalisée dans Bruges

 

Ce billet me permet une 2EME participation au Challenge d'Inganmic et Aleslire

[

UN DIMANCHE EN PHOTO DANS LES RUES DE BRUGES 1/2
UN DIMANCHE EN PHOTO DANS LES RUES DE BRUGES 1/2
UN DIMANCHE EN PHOTO DANS LES RUES DE BRUGES 1/2
UN DIMANCHE EN PHOTO DANS LES RUES DE BRUGES 1/2
UN DIMANCHE EN PHOTO DANS LES RUES DE BRUGES 1/2
UN DIMANCHE EN PHOTO DANS LES RUES DE BRUGES 1/2
UN DIMANCHE EN PHOTO DANS LES RUES DE BRUGES 1/2
UN DIMANCHE EN PHOTO DANS LES RUES DE BRUGES 1/2
UN DIMANCHE EN PHOTO DANS LES RUES DE BRUGES 1/2
UN DIMANCHE EN PHOTO DANS LES RUES DE BRUGES 1/2
UN DIMANCHE EN PHOTO DANS LES RUES DE BRUGES 1/2
UN DIMANCHE EN PHOTO DANS LES RUES DE BRUGES 1/2
UN DIMANCHE EN PHOTO DANS LES RUES DE BRUGES 1/2
UN DIMANCHE EN PHOTO DANS LES RUES DE BRUGES 1/2
UN DIMANCHE EN PHOTO DANS LES RUES DE BRUGES 1/2
UN DIMANCHE EN PHOTO DANS LES RUES DE BRUGES 1/2

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #voyages en Europe

Repost0

Publié le 9 Octobre 2026

Film d'Eric Barbier,

Avec Alban Ivanov, Birane Ba et Alexandra Lamy

Synopsis : 1915. La guerre, c’est une terre inconnue où l’on envoie Justin, misérable paysan, à une époque où il doit s’occuper de ses champs. Il doit partir se battre, au nom d’une loi qu’il ignore, contre un ennemi qu’il n’a jamais vu, alors qu’il ne rêve que de rester dans sa ferme. Sa rencontre avec Basile, un tirailleur sénégalais, va lui ouvrir les yeux sur cette guerre qu’il ne comprend pas. C’est avec lui, qu’il va se révolter contre les injustices d’un commandement absurde, et devenir un héros pas comme les autres.

Mon humble avis : Quel film ! Il m'a ravie du début à la fin, m'a bouleversée, prise aux tripes, révoltée et aussi parfois amusée, car quelques touches d'humour subtil détendent  l'atmosphère.

Il faut dire qu'avec un tel personnage principal,  quiproquos ou situations ubuesques ne manquent pas. Justin est paysan qui ne connaît rien d'autre que sa ferme... Même le village d'à côté il n'y a jamais mis les pieds. C'est un dur au travail, mais un grand naïf dans sa tête, il n'a pas reçu d'instruction. D'ailleurs, la guerre, il ne sait pas ce que c'est, il se demande bien ce que peut être un bosch etc... Aussi, quand le voilà "parachuté" au milieu des tranchées de la Somme... C'est à travers ces yeux candides que l'on observe la guerre et ceux qui la mènent, de "près" ou de "loin". L'absurdité de la guerre nous saute vraiment aux yeux, grâce à ceux, ingénus, de Justin. Bien sûr Justin perdra sa candeur sur les champs de bataille et à proximité de la hiérarchie militaire... 

Et puis il y a Basile, son copain tirailleur sénégalais, qu'il va sauver deux fois, et qui va lui apprendre le monde… Et ensemble, ils vont résister, se révolter contre certaines pratiques.

Cette histoire épique est à prendre comme une fable, qui ne cherche pas à tout prix le réalisme exact, même si elle est traitée avec grand sérieux. Non le but est ailleurs... Evoquer le sort des tirailleurs sénégalais et le traitement qui leur était réservé, fait de plein d'a priori... Par exemple, dans ce film, Basile le sénégalais est celui qui est le plus instruit et patriote. Dénoncer les exécutions sommaires des soldats français mutins, qui après des semaines dans l'enfer des tranchées, refusent de se battre... Plus de 600 soldats furent ainsi exécutés pendant la Grande Guerre.  Il est aussi question de femmes qui sont capables, déjà en 1917, de se battre pour une cause, de faire plier l'Etat et de changer  le cours de certaines histoires personnelles (ici, avec la journaliste interprétée par Alexandra Lamy). Enfin et surtout, c'est l'histoire de ces paysans qui n'ont aucune notion de nation et que l'on envoie de force se battre sans qu'ils ne comprennent rien au comment ni au pourquoi.

Et surtout, c'est une très belle histoire d'amitié et de respect entre deux hommes qui, s'il n'y avait pas eu cette guerre, ne se seraient jamais rencontrés, ni enrichis l'un l'autre.

J'ai un coup de coeur particulier pour l'interprétation de ces deux amis improbables : Alban Ivanov et Birane Ba. Ils sont tous deux époustouflants et bouleversants. J'espère que les professionnels du cinéma penseront à les récompenser.

Un très beau et bon film humaniste que je vous recommande... Car malgré son contexte tragique, je peux vous dire que quelque part, il fait du bien.

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0

Publié le 7 Octobre 2026

Roman - Editions Albin Michel - 167 pages -17.90 €

Parution le 15 octobre 2025

Mon pitch : Il s'appelle Emile, il est négociateur au GIGN... Il vient d'être appelé, car un forcené s'est retranché dans une classe de maternelle à Verney sur Seine. Il détient 19 enfants et la maîtresse. Mais le preneur d'otages n'est pas n'importe qui : il dit être Elon Musk. C'est parti pour des heures de négociations, ou plutôt de confrontation verbale, à qui sera le plus rusé...et déterminé.

 

 

 

Tentation : La 4ème de couv'

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis : Gros coup de coeur pour ce roman, lu en deux sessions alors que ces derniers temps, je me suis lancée dans pas mal d'ouvrages pénibles, exigeants et/ou décevants. Mais avec "La confrontation" j'ai retrouvé le plein plaisir de la lecture et une addiction qui m'a gardée otage volontaire de ces pages.

Aux personnes qui se crisperaient à l'idée que des enfants soient victimes d'un fou furieux... Dès le début, même si ce n'est pas dit, on devine que l'issue ne tournera pas au drame... Tout simplement, me semble-t-il, parce qu'il serait "politiquement" incorrecte d'achever un roman sur la mort de 19 enfants. Donc la tension qui règne pourtant non stop dans ces pages n'a rien à voir avec un possible dénouement. Non, ce qui nous préoccupe, c'est quand, comment, à quel instant le GIGN trouvera une faille de quelques secondes pour intervenir. Cela rend ce livre addictif et passionnant, car nous sommes au plus proche d'Emile, le négociateur narrateur, et donc d'une cellule de crise du GIGN, avec le Coach, les quelques agents qui fouillent le moindre indice dans le CV du forcené... Et derrière, il y a les "encravatés".... Préfet, ministres etc, qui aboient des ordres sans rien connaître à se type de situation. Puis, bien sûr, les médias s'en mêlent et l'affaire est suivie en direct dans le monde entier. Clara Dupont-Monod nous offre ici une immersion au coeur du cerveau et de l'âme d'un négociateur du GIGN, et nul doute que pour cela, elle s'est bien documentée (même si ce livre est une totale fiction, les chiffres qui y sont disséminés sont bel et bien réels)

Ensuite, il y a le pourquoi... Pourquoi Elon Musk, l'homme le plus riche du monde, prendrait-il en otage des enfants d'une banlieue huppée de Paris. Musk n'a pas choisi l'école pilote Aurore par hasard. Celle-ci a en effet aboli le numérique et tout outillage technologique de la scolarité jusqu'au 10 ans des enfants... Ce qui, à priori, ne fait pas les affaires de Musk. Sauf que, Musk est désabusé, il veut sauver l'espèce humaine des mains de son bourreau : l'IA... Pour cela, attention Spoiler : retrouver l'animalité instinctive de l'homme, terrain sur laquelle l'IA ne gagnera jamais... Donc pour cela, abrutir l'humain, le diminuer... Tout en conservant et protégeant d'un autre côté les quelques happy few qui sortent du troupeau de moutons et dont les compétences cérébrales et la capacité de réflexion sont de nature à lutter... Bref, l'eugénisme version Musk.

C'est à une véritable joute verbale que nous assistons, menée par deux cerveaux hors norme. Chaque mot compte, chaque expiration retenue est un signe à remarquer etc. Bref, c'est fascinant de participer à cette confrontation sur l'état et l'avenir de notre civilisation, d'y mêler nos propres avis sur la question, sans oublier que le sort de 19 gamins et une maîtresse dépend de ce qui ce joue entre les deux hommes. Au passage, on ne peut qu'être admiratif devant le pragmatisme et le calme  que parviennent à garder ces négociateurs dans un environnement sous tension maximale.

Évidemment, le lecteur, comme l’équipe du GIGN, se pose la même question : Est-ce le vrai Elon Musk qui détient et menace une classe entière ? Vous voulez la réponse ? Eh bien, il vous faudra lire ce roman, qui est une très légère dystopie… Livre paru en octobre 2025, intrigue qui se déroule en mai 2026.

Dans la confrontation, il est bien sûr question d'Elon Musk et de Trump... Ce qui m'a poussée à une certaine réflexion... Il me semble qu'il n'y a pas si longtemps, lorsqu'un roman évoquait un Président de la République par exemple, il n'était jamais nommé car personnage imaginé. Mais les époques changent et les personnages publics qui dirigent notre monde dépassent en connerie, en vulgarité, en ego (etc.) tout ce qu'un auteur à l'imagination débridée ne pourrait pourtant imaginer. Ou alors, les auteurs n'ont pas besoin de créer ces personnages ubuesques tant l'actualité réelle leur fournit des personnages romanesques à foison...

Bref, merci Clara Dupont-Monod pour ce roman captivant et prétexte à d'intéressantes réflexions, qui m'a régalée... Décidément, entre le roman historique ("La révolte") , le sujet du handicap ("S'adapter") ou celui de la révolution du numérique et l'IA Clara Dupont- Monod semble maîtriser tous les genres et tous les sujets qu'elle aborde.

Une sacrée romancière ! A lire !

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 5 Octobre 2026

BD - Editions Vents d'Ouest - 136 pages - 10 €

Parution en juin 2025

Le pitch : Suite à son dernier best-seller, le très médiatique écrivain Brieg Mahé a pour ambition d’écrire le roman policier ultime. Un huis clos à énigmes si bien ficelé qu’il en ferait pâlir Agatha Christie elle-même ! Et quel plus beau décor pour cela que le mythique phare d’Ar-Men sur l’île de Sein en Bretagne ? Pour aller encore plus loin et afin de stimuler sa créativité, Mahé va même tenter une expérience unique : inviter 5 personnalités dans ce lieu et les faire vivre dans les conditions du roman qu’il s’apprête à écrire. Il n’imagine pas que la réalité va malheureusement dépasser la fiction…

 

Tentation : Pourquoi pas, dans les retours de ma BM

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis : Cette BD format poche était dans les retours que je scannais à ma BM, donc elle s'est tout de suite retrouvée dans mon sac. Un petit tour sur l'île de Sein, que je ne connais toujours pas, et un petit séjour dans le célèbre phare Ar-Men ne se refuse pas ! L'iode, le bout du monde, une île, le grand air, les tempêtes...

Ce sont ces idées là qui m'ont mises en appétit. Sauf que dans ces pages, de l'île de Sein, il est finalement peu question. Il faut un peu de temps pour que tout se mette en place et que nos protagonistes, et donc nous, soyons enfin pour 3 jours et 2 nuits dans le phare Ar-men, avec les portables et tout autre moyen de contact laissés sur l'île. Isolement total pour six personnages (une réalisatrice de ciné, un spécialiste d'Agatha Christie, un auteur de polar, un flic à la retraite, un ancien gardien du phare et un écrivain célèbre à l'initiative de l'invitation), dans le but de stimuler les imaginations pour écrire un thriller au crime parfait... Genre, le mystère de la chambre jaune, les 10 petits nègres etc...

Evidemment, un des personnages est vite porté disparu, un autre retrouvé raide mort etc... La tension est à son comble dans le phare.

S'il n'y a ici rien d'extraordinaire ni de foncièrement original, les scénaristes parviennent néanmoins à nous distraire gentiment et, vue l'issue de l'histoire, à mettre en scène un crime parfait, ce qui est tout de même bien trouvé. Sur fond de vengeance etc. Mais tout peine un peu a trouver sa place, le début est lent, la fin trop rapide... Disons que l'ensemble fait un peu anecdotique. Mais il y a le phare d'Ar Men, ses mystères, ses fantômes, même s'ils sont somme toute assez peu exploités ici... Et quoiqu'on dise ou quoi que l'on en pense, un tel monument et ses légendes ont toujours un effet magnétique. D'ailleurs, en lisant cette BD, je me suis dit "il faut vraiment qu'un de ces 4, j'aille faire un tour par là-bas ! C'est peut-être à cela que peut servir une lecture, fut elle un peu décevante : réveiller ou révéler une autre envie...

 

Je n'y suis pas inscrite, mais je vais voir si cette BD peut inclure le challenge Book Trip en mer (3ème année) de Fanja, en catégorie participation one shot, qui pourrait donner le grade de naufragé ou de repêché de dernière minute !!!!

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #BD...

Repost0

Publié le 3 Octobre 2026

Roman - Editions Buchet Chastel - 208 pages - 20 €

Parution  le 20 août 2026 :  Rentrée littéraire

Mon pitch : En 2005, les technologies dites "nouvelles" s'imposent et la popularité des blogs explose. Celui de Lady W compte de plus en plus de followers. Qui est Lady W, qui se dit romancière à succès mais qui, sous le couvert de l'anonymat de la blogosphère, raconte chaque jour certains de ses plus sulfureux souvenirs, la moindre de ses balades quotidiennes, ou chaque afflux de spleen.

Dans les personnes qui la suivent, ils sont 4 à recouper leurs informations pour percer à jour l'identité secrète. Ils en sont désormais certains, c'est sur San Sebastian qu'il faut chercher. Les voilà tous les 4 dans une voiture, direction sur Sud Ouest, pour un voyage où la quête d'une identité secrète deviendra plus une quête de vérité personnelle.

Tentation : Le pitch, avec l'évocation de la grande époque de la blogosphère

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis : Je ne vais pas y aller par quatre chemins, j'ai été déçue par ce roman dont j'attendais tant... Tout ça parce que la 4ème de couv évoquait l'essor des blogs dans les années 2 000 et que ce dernier fait aussi partie de mon histoire personnelle et relationnelle.

Mais de blogs littéraires, il est en fait très peu question... Jean-Philippe Blondel aborde un peu ces auteurs qui sont devenus les chouchou des blogueuses (il en fait partie), les blogs qui ont participé au succès de certains romans... Il cite notamment le blog de Clarabel. Puis on quitte vite la blogo littéraire pour se concentrer sur celui de Lady W... Le genre de blog que je déteste, autocentré, type journaux intimes pour se sentir moins seul ou soit disant pour que d'autres se sentent moins seuls. Bref, je n'ai jamais suivi aucun blog où d'une langue sirupeuse, on me raconte les sensations de la promenade du matin sur une plage couverte de brume... Si je veux cela, je vais vers des romans que j'espère moins sirupeux.

Ils sont donc 4 followers à s'unir, 4 personnes qui n'ont comme seul point commun de suivre sur internet cette fameuse Lady W... Fabrice Cami est un prof d'Anglais et romancier une heure par jour avec 4 romans publiés (tiens, tiens... A qui pense -t-on ?) Hélène est une bibliothécaire fraichement divorcée, Chloé une journaliste/animatrice radio qui vient d'apprendre qu'elle va être mise sur le carreau, et Kevin, à peine majeur mais passionné de littérature. Ils habitent éparpillés en France mais se retrouvent dans ma même voiture, direction Hendaye, San Sebastian etc... Déjà, ce postulat de départ, je n'y ai pas cru, mais après tout, pourquoi, le romanesque permet tout ou presque.

L'un traîne son mal être identitaire, l'une son prochain licenciement, l'autre sa page blanche et la dernière... un besoin de bol d'air.

On sent la nostalgie et la mélancolie de cette époque où sur les réseaux, on restait anonyme et donc on pouvait "imaginer" l'autre à travers ses écrits ou ses lectures. Alors que maintenant, sur Tik Tok ou FB, l'anonymat est banni. Pire, plus les tronches et lèvres pulpeuses s'étalent sur l'écran, mieux c'est !

On imagine très bien qu'il y a un peu de Jean-Philippe Blondel dans chacun des personnages. Et si ce n'est pas dans le statut, c'est dans les propos des uns ou des autres, le passé, la nostalgie, le passage à l'âge adulte etc...

En chemin et à destination, nos 4 personnages vont faire connaissance, se livrer de plus en plus, et même se découvrir eux-mêmes sur certains points. Hélas, dans leurs échanges, on n'évite pas les lieux communs. Je ne me suis pas attachée aux personnages. Il y a sans doute des références à d'autres romans de Blondel, hélas, je ne les ai pas tous lus. L'histoire s'achève d'un bond de vingt ans dans le temps et d'un léger twist, mais que je n'ai pas trouvé si original ni surprenant que cela.

Mais mais... il reste la belle écriture de Blondel et l'hommage à l'écriture et la lecture, dans tout ce qu'elles rendent de possible, jusqu'aux rencontres humaines.

 

Eimelle a beaucoup aimé

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature française

Repost0

Publié le 1 Octobre 2026

Roman noir - Editions Thélème - 6H51 d'écoute - 16.57 €

Parution Thèlème 2018 - Du Rouergue 2017

Mon pitch : Sur le Causse, une femme est portée disparue... Les gendarmes s'embourbent, l'hiver abaisse ciel, et aux alentours, tout le monde se regarde en chien de faillance, car chacun pense l'autre lié à cette disparition.... Et chacun s'exprime tour à tour dans ces pages qui relate un drame qui n'a pas pris graine dans ce coin isolé de France, mais loin, là où l'on ne l'imagine pas... Quelque part dans un autre monde si loin des conséquences.

Tentation : Continuer avec Colin Niel

Fournisseur : La bib de St Lunaire

Mon humble avis : De Colin Niel, j'ai déjà lu et adoré "Entre fauves", "Darwyne" et sa suite "Wallace". Ces deux derniers furent de véritables coups de cœur… Je louchais sur "Seules les bêtes" depuis un moment, la version audio m'a permis de caser cette lecture plus rapidement dans mon agenda surchargé !!!

Dès les premières phrases, les premières pages, je me suis dit : Mais ce bouquin est dingue, magistral et cette pensée qui m'a prise à la gorge ne m'a pas quittée jusqu'à la toute fin du roman... Ce n'est pas compliqué, avec "Seules les bêtes" Colin Niel est arrivé au sommet de mon podium d'auteurs favoris. Ce qui tombe très bien, puisqu'à l'heure où j'écris ce billet, j'ai entamé son tout nouveau roman paru en cette rentrée littéraire : Le septième siffleur, qui,  je pense, va me régaler autant.

Seules les bêtes, c'est tout d'abord un roman noir et rural. Très rural, pas très loin de l'univers de Franck Bouysse. La solitude, l'âpreté de la vie, la rudesse de l'hiver, l'isolement, le travail harassant de la terre, l'amour des troupeaux. Les rumeurs, les qu'en dira-t-on, les vieilles querelles entre familles ou gamins. Des yeux, des oreilles... mais du silence... Et pour vous mettre dans une telle atmosphère, l'habileté de Colin Niel est stupéfiante. De suite, ses mots et la voix de l'interprète ici vous ensorcellent et vous gardent captifs et immergés dans ces Causses.

Parce qu'Evelyne disparaît sans explication. La police enquête et piétine... Personne ne sait si elle est morte ou vivante, et où pourrait être son corps. Personne sauf le coupable évidemment, nous, et un autre personnage... (J'ai eu peur que cela devienne glauque, mais en fait, non, c'est tellement bien écrit et pensé que cela en devient touchant, tant cela en dit sur la solitude d'un personnage, malgré ce qui paraît être proche de l'horreur.)

C'est un roman choral. Au fil des chapitres, chacun des protagonistes s'exprime. Il y a d'abord Alice, l'assistante sociale, qui bat la campagne pour aider les paysans en difficulté administrative et financière… Notamment, Joseph... Il y a Michel, mari d'Alice, qui tient comme il peut l'exploitation familiale. Ils sont trois autres personnages à donner leur version de l'histoire, au fur et à mesure de leur apparition dans son déroulé et ainsi, à éclaircir certaines zones d'ombre. Et ce déroulé, jamais vous ne pourriez l'imaginer... Puisque tout ce drame prend sa source loin, si loin de là... Un autre monde, une autre époque et pourtant en même temps.

L'idée et la construction de ce roman sont prodigieuses... Je n'en dirai pas plus pour ne pas risquer de spoiler. Mais on trouve dans ces pages une précision proche du documentaire (un agriculteur se suicide tous les deux jours à l'époque de la parution de ce roman) et un témoignage d'une époque où la solitude est un fléau... Et cette solitude fait la fortune de certains, qui n'ont pas idée des conséquences en cascade et des vies qu'ils détruisent en s'immisçant dans chaque faille sans scrupule aucun. Dans le monde, le malheur des uns a toujours fait le bonheur des autres...

Seules les bêtes nous mène aux tréfonds de l'âme des êtres qui n'aspirent qu'à être aimés. Le puzzle qui se met en place inexorablement et rend cette histoire aussi bouleversante que profondément humaine et réaliste, tout en restant un roman à énigme... Mais l'énigme est un prétexte pour dénoncer et informer, compatir. A mes yeux, c'est un chef d'oeuvre... Donc à lire !

Allez, je retourne mettre mon nez dans "Le septième siffleur" !

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Thrillers - polars français, #Livres audio, lectures audio

Repost0

Publié le 29 Septembre 2026

Roman - Editions Folio - 256 pages - 5.90 €

Parution d'origine en 1925 et en 1933 en France (Gallimard)

4ème de couv : Joseph K., cadre de banque, est arrêté chez lui, un beau matin, sans raison, le jour de son trentième anniversaire. Si on le laisse libre d'aller et venir, il ne cesse de se heurter à des obstacles absurdes, à des êtres étranges, à une réalité qui semble se dérober à mesure qu'il tente de percer le mystère de son "arrestation". Une justice invisible mais menaçante, qui ne définit jamais la faute qu'il a pu commettre, le cerne de toutes parts.

Tentation : Depuis le temps !!!

Fournisseur : Ma PAL

 

Mon humble avis : Tout d'abord, pour l'anecdote, ce livre est l'un des plus anciens de ma PAL... Acheté quand je vivais en Guadeloupe en 2 000, ramené en métropole, puis remmené en Guadeloupe sept ans plus tard... Retour en France et 25 ans plus tard, c'est les pages jaunies qu'il attendait sur mes étagères de Dinard.

Ensuite, ce qu'il faut savoir : Ce roman reconnu comme un classique et un chef d'oeuvre de la littérature mondiale, n'a en fait jamais été achevé... Il ne devait pas paraître. Mais Max Brod, ami et exécuteur testamentaire de Kafka en a décidé autrement. Et c'est Max Brod qui a choisi l'ordre de répartition des chapitres... Enfin, il faut aussi savoir que certains chapitres n'ont jamais été terminés... Mais encore, dans l'absolu et en gros "personne" n'a jamais été totalement d'accord sur le sens à donner à ce roman... Voilà tout ce qu'il vaut mieux savoir avant de pénétrer dans l'antre du Procès...

Si les premières pages m'ont amusée tout en titillant ma curiosité et l'enthousiasme devant la découverte qui m'accompagne à chaque début de roman, je dois dire que ce procès est vite devenu l'un mes pires cauchemars de lecture... Plus d'un mois pour en venir à bout, en faisant des pauses avec d'autres ouvrages dont un, hélas, s'est révélé de la même veine que Le Procès !!!

Quant à l'histoire : Josek K est arrêté de bon matin, le jour de ses 30 ans...  Josef K comme le lecteur resteront toujours ignorants du motif de cette arrestation. Quoiqu'il en soit, Josef K est accusé et le voilà aspiré dans la spirale infernale d'une justice ubuesque, se débattant comme un diable pour se faire acquitter.

Le sujet principal de ce roman étant l'absurdité de la bureaucratie et l'opacité de la loi et de la justice... Tout est donc questions sans réponse et situations absurdes sans issue. Et rien ne semble avoir de sens. On peut aussi y voir une satire sociale sur la norme. Et si tout cela n'était qu'un cauchemar de Josef K, c'est aussi une possibilité. Bref, depuis 100 ans, il semble que chaque lecteur et chaque analyste ait vu quelque chose de différent dans ce roman inclassable.

Par deux moments je me suis raccrochée aux wagons. Lorsque Kafka émet l'hypothèse que l'on prend un avocat pour se décharger notamment de ce qui nous dépasse, mais qu'alors, tout devient plus compliqué. Ca, c'est mon expérience de victime qui a pris un avocat qui parle.

Et il y a un chapitre parabolique dont je me suis délectée, car j'y ai vraiment trouvé matière à philosopher comme j'aime le faire mais sans me prendre la tête, c'est celui de "La cathédrale".

Pour le reste j'ai subi un ouvrage très serré, à la police de caractère petite, sans aération, qui m'a épuisée, mais je tenais à aller jusqu'au bout... Même si par moment, 3 pages me prenaient 20 mn pour tenter de digérer. Bref, c'est un roman qui n'était pas fait pour moi, ce n'est pas ce que je recherche quand j'ouvre un livre et je ne suis sans doute pas en capacité intellectuelle ou culturelle d'en apprécier la substantifique moelle.

Mais, comme tout le monde, je vais donner MON interprétation !!!

Je suggère que Le procès soit juste un roman sur la vie... qui est bien souvent absurde, dans un système oppressant et pas toujours logique ni juste. Toute notre vie, on est jugé, sans trop savoir par qui ni pourquoi, par des ensembles, des proches ou des individus que l'on ne connaît même pas. En même temps, qui peut se targuer ne n'avoir jamais commis le moindre mal ? Naître est déjà coupable, réussir est suspicieux, se tromper ou rater est blâmable. Se noyer dans la masse est jugé, être différent est montré du doigt. Je pense que Kafka nous dit que l'on est juste accusé d'être nous-mêmes. Et tout notre vie, nous nous démenons pour lui trouver un sens, et nous nous débattons pour échapper à son châtiment pourtant inéluctable : la mort. Et notre procès commence dès notre naissance...

Mais que l'on ne se trompe pas... Même si j'ai détesté ce procès qui a puisé toute mon énergie cérébrale de lectrice, je suis contente de l'avoir lu, car dorénavant, je sais de quoi il retourne... Même si savoir, ce n'est pas forcément avoir compris.

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Littérature d'ailleurs

Repost0

Publié le 27 Septembre 2026

Bonjour et bon dimanche !

Aujourd'hui, je vous propose de flâner à Rennes au fil des photos que j'ai prises cette derrière année et demie lors de mes très rare passage à la capitale de Bretagne.

J'y passe pour prendre le train... D'où pas mal de photo dans la gare et son quartier.

J'y suis allée en 2025 pour le salon du livres et les blogueuses de l'Ouest (d'où les photos d'auteurs ou de salons)

Et après une soirée et une nuit chez des amies, je passe en général du temps dans le parc des Gayeulles, qui est riche en oiseaux... Mais aussi de petites scènes bucoliques.

 

 

UN DIMANCHE EN PHOTOS : RENNES... PARCS, RUES, GARE
UN DIMANCHE EN PHOTOS : RENNES... PARCS, RUES, GARE
UN DIMANCHE EN PHOTOS : RENNES... PARCS, RUES, GARE
UN DIMANCHE EN PHOTOS : RENNES... PARCS, RUES, GARE
UN DIMANCHE EN PHOTOS : RENNES... PARCS, RUES, GARE
UN DIMANCHE EN PHOTOS : RENNES... PARCS, RUES, GARE
UN DIMANCHE EN PHOTOS : RENNES... PARCS, RUES, GARE
UN DIMANCHE EN PHOTOS : RENNES... PARCS, RUES, GARE
UN DIMANCHE EN PHOTOS : RENNES... PARCS, RUES, GARE
UN DIMANCHE EN PHOTOS : RENNES... PARCS, RUES, GARE
UN DIMANCHE EN PHOTOS : RENNES... PARCS, RUES, GARE
UN DIMANCHE EN PHOTOS : RENNES... PARCS, RUES, GARE
UN DIMANCHE EN PHOTOS : RENNES... PARCS, RUES, GARE
UN DIMANCHE EN PHOTOS : RENNES... PARCS, RUES, GARE
UN DIMANCHE EN PHOTOS : RENNES... PARCS, RUES, GARE
UN DIMANCHE EN PHOTOS : RENNES... PARCS, RUES, GARE
UN DIMANCHE EN PHOTOS : RENNES... PARCS, RUES, GARE
UN DIMANCHE EN PHOTOS : RENNES... PARCS, RUES, GARE
UN DIMANCHE EN PHOTOS : RENNES... PARCS, RUES, GARE

Avec cette balade en ville dans Rennes, je participe pour la première fois au Challenge

d'Inganmic et Aleslire

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Le coin de la rue photo

Repost0

Publié le 25 Septembre 2026

Film de Jeanne Herry

Avec Adèle Exarchopoulos, Sara Giraudeau

 

Synopsis : Garance est une jeune actrice mais qui n’est pas une vedette. Elle gère et assure tout de son mieux, vaillante, joyeuse, soldate, et elle trouve dans l’alcool un carburant, un réconfort inconditionnel. Garance change de vie et commence alors un parcours de huit ans de déménagements, de travail, de rencontres, de fêtes et d’angoisses, de joies et de coups durs. Une révolution intime, amicale et sexuelle, mais elle consomme toujours plus. Jusqu’à la potentialité de la mort.

Mon humble avis : Jeanne Herry est la réalisatrice des excellents Pupille et Je verrai toujours vos visage. Ajoutez à cela un casting de rêve, toutes les raisons étaient réunies pour aller voir Garance, l'histoire de cette comédienne qui se noie autant dans l'alcool que dans le déni.

Ce film est un chouia moins bons que les deux précédents sus- cités... Je l'ai trouvé moins bouleversant et souffrant d'un peu de longueur, malgré le nombre d'ellipses... La preuve, je n'avais pas compris que le film se déroulait sur huit années... Peut-être est il plus sombre, se concentrant sur une seule héroïne totalement inconsciente de son état, dans un déni qui est peu -être le pire de l'histoire. Il offre moins de respiration, puisqu'il faudra attendre que Garance accepte son état pour entrevoir un peu de lumière. Garance s'enfonce tout de même pendant les 4/5ème du film.

Les ravages de cet alcoolisme pernicieux qui prend de plus en plus de place dans la vie de Garance sont parfaitement illustrés et évidemment magistralement interprétés par Adèle Exarchopoulos, qui est vraiment bluffante de réalisme, d'une intensité exceptionnelle. Et arrive dans sa vie Pauline (Sara Giraudeau, dieu qu'elle ressemble à ses deux parents, c'est terrible, on ne parvient pas à l'oublier pendant le film), qui est l'exacte opposé de Garance...

Le film montre aussi l'impuissance de l'entourage... Ceux qui pensent bien faire en ne faisant rien et en acceptant Garance telle qu'elle est, ceux qui subissent le même aveuglement que l'alcoolique, et ceux qui tentent de la réveiller.

Il est aussi question du métier de comédien... De celui que pratique une foule "d'anonyme" dans un certaine précarité, loin du la cérémonie des Césars ou des plateaux de télé... Les galériens... Les intermittents du spectacle...

Pas de pathos ni de misérabilisme, quelques pointes d'humour dans des dialogues bien sentis.

Un sujet rarement traité au cinéma, et pourtant loin d'être une niche, puisqu'il commence souvent par l'alcoolisme mondain sous estimé... Le portrait réussi d'une femme contemporaine, volontaire, fêtarde. Une femme qui semble pouvoir se relever de tout, qui rayonne en soirée, qui aime son métier même s'il est loin des paillettes. Une femme aussi fragile que forte qui puise force et faiblesse dans sa dépendance. Sa dépendance pour combler un vide, et qui devient auto destructif. Une dépendance qui paraît être au second plan...mais qui finalement, envahi tout de l'intérieur. Une mise en scène très soignée et percutante, loin des traditionnels clichés qui accompagnent le sujet. De l'observation mais point de jugement. Du Jeanne Herry, de la délicatesse, de la pudeur... Il m'a juste manqué un petit quelque chose pour en faire un grand film.

Voir les commentaires

Rédigé par Géraldine

Publié dans #Cinéma Français

Repost0